Reproduction chez les caly
La maturité sexuelle chez le caly
Les caly
atteignent leurs maturités vers les 9 mois. Mais il se peut que certain soit mâture vers 4 , 6 mois, dû à
l'alimentation trop importante, ou la température et la durée d’éclairage.
faire reproduire la femelle vers 11 , 12 mois.
La
réceptivité
Lors du choix d’un mâle pour une femelle, il reste à attendre
quelle réceptive. On note cet état à la coloration du dos et du casque asser vers vif.
une couleur plutôt vert pâle avec quelques bandes
brunâtres signifie qu’elle n’est pas prête.
la reproduction au yemen se fait entre septembre
et octobre, période des températures les plus hautes. Beaucoup d’éleveurs augmentent à 35°C , 40 –
42°C lorsqu’il veulent reproduire leurs caly.
en captivité il n’y a pas de période de reproduction ,
une femelle peut faire jusqu’à 3 voir 4 pontes par an. Personnellement, je pense que 2 à 3 pontes par an sont
suffisantes, surtout si l’on ne veut pas épuiser la femelle, mais il n’est pas toujours évident de l’en
empêcher.
Il faut savoir qu’une femelle est capable de garder du sperme et de
féconder à nouveau des œufs sans avoir rencontrer cette fois-ci Monsieur
calyptratus.
La pariade
Lorsqu’un mâle rencontre une femelle, il arbore ses plus belles couleurs et apalti ses flancs afin de
se montrer à celle-ci sous son meilleur aspect. Il avance ensuite en faisant des hochements de tête et en
gonflant son corps. Si la femelle ne se retourne pas celui-ci poursuit son
chemin.
En règle générale, une femelle gravide arborera une coloration typique à son état, elle
devient alors beaucoup plus sombre quasi noir avec des petites tâches bleutées un peu partout sur le corps et des
tâches jaunes un peu plus grandes.
La femelle va alors développer un appétit énorme. Il faut donc veiller plus que jamais
que la nourriture que l’on va distribuer quotidiennement soit de très bonne qualité.
Il sera nécessaire de saupoudrer les insectes et les végétaux chaque jour avec du calcium
et 1 à 3 fois par semaine avec des vitamines.
La quantité de nourriture consommée est assez importante au début de la gravidité et
la femelle grossit rapidement, il faut donc lui offrir de nombreux insectes (entre 10 et 15) et des végétaux frais à volonté. Vous
pouvez aussi offrir une fois par semaine un souriceau de
quelques jours.
Ensuite 2 ou 3 semaines
avant la ponte, la femelle ralentira ou stoppera son alimentation.
Elle reste en général gravide durant 3 à 5 semaines en moyenne, cela dépend
principalement de l’alimentation et de la maintenance.

Ponte
- La ponte survient après 3-4 semaines. La femelle descend au sol et bouge énormément, à la
recherche d’un endroit favorable pour qu'elle puisse déposer ses œufs. Si le sol ne convient pas pour que la femelle puisse pondre, il convient de mettre à un endroit un « bac de ponte » comprenant de la tourbe blonde humide ou mieux, du sable humide.
Pour une femelle de cette espèce, nous lui mettrons un bac
d’environ 50 x 30 x 20 cm rempli de substrat humide. La femelle peut déposer jusqu’à 40 œufs, parfois plus. La ponte terminée, les œufs peuvent
être placés en incubateur
en prenant soin de ne surtout pas les retourner, sous peine de tuer les embryons (comme pour tous les reptiles).
Ces œufs seront placés sur une couche de vermiculite humide, et placés en incubateur à une température de 30°C le jour et 20°C la nuit. La durée
d’incubation est assez longue et varie de 165 à 210 jours. Les jeunes mesurent environ 6-7 cm à la naissance. On peut déjà
les sexer grâce aux éperons sur les tarses des membres postérieurs qui sont déjà visibles.
Il faut compter environ 5-6 mois pour obtenir des adultes matures.
L’incubation
Lorsque vous vous serez rendu compte que la ponte aura
eu lieu, il vous faudra vous mettre à la recherche des œufs.
Les œufs mesurent en moyenne 10 mm x 15 mm, pour un
poids compris entre 1g et 1,5 g.
L’idéal pour retirer les œufs est tout d’abord de retirer
le maximum de sable autour de ceux-ci. Il faut ensuite repérer la face supérieure à l’aide d’un crayon de bois, pour éviter que ceux-ci soit retourner lors du déplacement. Vous pouvez alors les placer dans une petite boîte en plastique transparente avec couvercle (ex : boîtes dans lesquels sont vendus les grillons) que vous aurez rempli à moitié de perlite ou de vermiculite bien humide. Le mieux pour déplacer les œufs est d’utiliser une petite cuillère en plastique et d’être prudent lors de la manipulation. Lorsque vous déposez les œufs sur la vermiculite (par exemple), il faut les placer dans le même sens qu’ils étaient lorsque vous les avez pris dans le nid, d’où l’intérêt de les avoir marqués ; ensuite il faut les recouvrir à moitié, voir légèrement plus, de substrat. Il est important de bien
espacer les œufs les uns des autres car ceux-ci vont grossir légèrement tout
au long de l’incubation. Une fois toutes ces précautions prises, il ne reste plus qu’à
placer les boîtes contenant les œufs dans un bon incubateur (voir fiche incubateur).
L’incubation
des œufs de Chamaeleo Calyptratus est assez longue, mais cela dépend principalement des températures auxquelles ont fait incubaient les œufs. Celles qui sont le plus adaptées pour faire incuber les œufs sont de 28°C le
jour et 22-24°C la nuit. L’incubation dure en générale entre 5 et 9 mois, mais à ces températures beaucoup
d’éclosions ont lieu au environ de 7 mois. Il semblerait qu’à des températures plus hautes et constantes
(sans baisse la nuit) les naissances auraient lieu qu’après 5 mois d’incubation, mais apparemment ces jeunes
calyptratus seraient plus fragiles.
Suite à des conversations avec différents éleveurs, il
semblerait qu’à 28°C, le nombre de femelles serait d’environ 60%, puis diminuerait légèrement si l’ont
augmente de 2 ou 3 degrés.
Durant toute la période d’incubation, il est très important
de veiller à ce que le substrat sur lequel les œufs sont posés soit bien humide, mais pas trempé et à ce que le
taux d’hygrométrie de l’incubateur avoisine les 100%.
Peu avant l’éclosion, les œufs commencent à suer, c’est-à-dire que de
nombreuses petites gouttes se forment à la surface des œufs. C’est
aussi à ce moment là qu’ils diminuent légèrement de volumes.
L’éclosion
Lorsque les jeunes calyptratus seront prêts à sortir de
l’œuf, ils découperont la coquille en forme d’étoile grâce à ce que l’on appelle la dent de l’œuf. Celle-ci tombera peu de temps après l’éclosion. Les jeunes sortent leurs têtes en 1er et attendent ainsi pendant un petit moment, cela permet que leurs vitellus se dissolvent intégralement. Une fois que celui-ci est totalement absorbé, le nouveau-né sortira entièrement de l’œuf.
L’éclosion a quasiment toujours lieu en masse, ce qui
signifie que tous les jeunes naîtront le même jour. Il arrive par rapport à cela que certains jeunes plus faibles n’arrivent pas à pousser correctement la coquille et meurent donc après quelques jours.
Il est tout à fait possible d’aider le ou les petits en
agrandissant légèrement l’ouverture à l’aide de ciseaux, mais il faut faire très attention à ne pas sortir le futur nouveau-né entièrement de la coquille.
Ne pas aider ces jeunes en difficulté, en aucune manière. Car en général, les sujets qui ont reçu de l’aide pour naître sont plus fragiles, plus sensibles au maladie et assez souvent moins
aptes à la reproduction. Il faut donc faire comme dans la nature, c’est-à-dire rien et laisser celle-ci faire sa sélection
naturelle.
L’élevage
Une fois que les petits calyptratus sont sortis totalement de
l’œuf et qu’ils se déplacent, il faut les placer de préférence séparément dans de petits terrariums. Certains
éleveurs placent plusieurs individus dans un terrarium assez grand, mais ceux-ci ne pourront y rester que
quelques semaines, car assez rapidement il faudra les séparer pour éviter plusieurs problèmes par la suite, tels
que : agressivité, timidité, animal de petite taille, refus à l’accouplement, etc. Si toutefois vous voulez élever
vos jeunes calyptratus de cette façon, il vous faudra placer dans le terrarium de très nombreuses plantes, afin
d’obtenir un maximum de cachettes. Il faut aussi savoir qu’avec ce genre de maintenance, il est parfois difficile
pour certains jeunes (les dominés principalement) de pouvoir se nourrir correctement ; il vous sera tout aussi difficile de différencier ceux qui s’alimentent correctement de ceux qui ne mangent pas ou presque pas. C’est donc pour toutes ces raisons qu’il est préférable de les maintenir séparément.
Certains éleveurs utilisent de petites boîtes en plastiques
(type
fauna-box) et les placent dans un grand terrarium chauffé. Il faut cependant faire
attention à ce que les jeunes ne puissent se voir. Il faut aussi penser que ces petites boîtes deviendront vite
trop petites et qu’il faudra penser à les remplacer lorsque les calyptratus grandiront. Celles-ci ne devront pas être trop grandes non plus, car ils pourraient éprouver des
difficultés pour se nourrir.
Leur alimentation
Passons maintenant à un autre sujet, celui de
l’alimentation.
Les nouveau-nés s’alimentent en général 2 ou 3 jours après
la naissance. Les proies devront bien sûr être adaptées (elles ne doivent pas être plus longues que la
largeur de la tête), c’est pourquoi il sera préférable de distribuer au début des drosophiles et des micro
grillons (grillons nouveau-nés). Les insectes devront être saupoudrés tous les jours avec du calcium et tous les
deux jours avec des vitamines. Après 2 ou 3 semaines de vie, les juvéniles pourront manger des grillons de taille
N°1, mais aussi des mouches et des petits vers de farine. Par la suite, il faudra adapter les proies au fûr et à
mesure que les calyptratus grandiront.
Les 1er mois, il faudra nourrir ces petits affamés tous les
jours et à volonté, puis vers 5-6 mois, il faudra continuer à proposer la nourriture à volonté mais il sera
nécessaire d’observer 1 journée de jeûn par semaine. Il faudra faire attention à ce qu’il ne reste pas trop de
grillons la nuit dans les terrariums car ceux-ci pourraient se mettre à grignoter le jeune calyptratus pendant
son sommeil, sans que celui-ci ne s’en rende compte.
Concernant l’apport en eau, il peut se faire de 3 façons différentes au moins :
Par pulvérisation
L’eau devra être tiède et pulvérisée en pluie très fine
sur les feuilles des plantes. Il faut éviter de pulvériser sur les jeunes ainsi que sur les branches. Cela
permet surtout de fournir une bonne hygrométrie.
Par goutte à
goutte
Cette méthode ( goutte a goutte
) n’est pas forcément la plus simple, car assez difficile à mettre en place dans des terrariums individuels. Mais une fois l’installation réalisée, cela demande peu de travail et de temps.
Par
pipette
Cette méthode est très pratique, car cela permet de
savoir ce que les jeunes boivent exactement. Cela permet aussi de les habituer à l’homme dès leurs plus jeunes
âges. Le seul soucis, c’est que cela demande beaucoup de temps pour donner à boire à une trentaine de
juvéniles.
Remarque :
Cette espèce, bien qu’étant une espèce commune et souvent reproduite en captivité, reste toutefois pour les personnes
ayant un minimum de pratique dans la maintenance des lézards. Un bon équilibre au niveau des conditions climatiques est important pour les caméléons.